jeudi, 1 octobre 2026 · Almaty

À propos du temple syro-hittite de l'âge du fer d'Aïn Dara, en Syrie : il est célèbre moins pour être le parallèle architectural connu le plus proche du Temple de Salomon de la Bible, ce qui est pourtant un fait, que pour ses empreintes de pieds gigantesq

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À propos du temple syro-hittite de l'âge du fer d'Aïn Dara, en Syrie : il est célèbre moins pour être le parallèle architectural connu le plus proche du Temple de Salomon de la Bible, ce qui est pourtant un fait, que pour ses empreintes de pieds gigantesq

À propos du temple syro-hittite de l'âge du fer d'Aïn Dara, en Syrie : il est célèbre, avant tout, non pour être le parallèle architectural connu le plus proche du Temple de Salomon de la Bible, bien que ce soit un fait, mais pour ses empreintes de pieds gigantesques dans la pierre. Ces traces mesurent un peu plus de 90 centimètres de long.

Mais il est aujourd'hui difficile de dire ce qu'il reste du complexe cultuel, hormis deux cratères, après les bombardements turcs et le pillage par les gens des tribus voisines.

Le site lui-même a été découvert par hasard en 1955, lorsqu'on y trouva un colossal lion de basalte. On rapporte d'ailleurs à présent que les lions ont été emportés. Les premières fouilles, en 1956, 1962 et 1964, furent menées par Maurice Dunand et Faysal Seirafi. Mais c'est en somme la mission archéologique syrienne d'Ali Abou Assaf qui a mis au jour le temple dans son ensemble, en 1976-1985.

On considère que le temple a existé pendant environ 550 ans, approximativement de 1300 à 740 av. J.-C.

Les empreintes sont bel et bien taillées dans la pierre, il ne s'agit pas d'une surface cimentée. Le corps du temple est bâti en blocs de basalte sur un soubassement calcaire, et les empreintes sont gravées dans les dalles calcaires des seuils des portes. Quant à la technique, on dit qu'elle est tout à fait acceptable pour l'âge du fer : un ciseau travaillant le calcaire et le basalte.

La succession de ces empreintes de pieds gigantesques se lit comme les traces d'une procession. Une paire d'empreintes dans le portique, puis une empreinte isolée plus loin, puis une autre sur le seuil menant à l'intérieur. Comme si quelque être pénétrait dans la cella, vers l'emplacement de la statue de culte.

La distance entre les « pas » est d'environ 9 mètres. Et s'il s'agissait d'un pas au sens propre, la taille de la silhouette qui aurait laissé ces marques serait de l'ordre de 20 mètres. On en explique le symbolisme comme la présence invisible et l'entrée de la divinité dans le temple, métaphore du fidèle qui, en franchissant le seuil, marchait physiquement sur les pas du dieu.

L'attribution du temple est débattue : on cite parfois Ishtar, Astarté ou le dieu mâle foudroyant Hadad. On n'a relevé aucun parallèle à ces empreintes dans l'art anatolien et nord-syrien.

Or, sur tous les reliefs du temple lui-même, les divinités sont représentées chaussées, de souliers aux bouts recourbés.

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