À tous ceux qui ont oublié combien les cartes de type Mercator, dont nous nous servons d'ordinaire, déforment les dimensions, je rappelle le fait par cette photo d'Emmanuel Macron avec le front en projection de Mercator
C'est précisément ainsi que s'exprime l'inconstance de l'échelle sur les cartes de Mercator, et c'est pour cette raison que la superficie réelle des pays, à mesure qu'on s'éloigne de l'équateur, diffère de celle que donne la projection, et que le Groenland semble plus vaste que l'Australie.
Cela tient à la fonction qui fait correspondre les coordonnées sur la sphère à des coordonnées sur le plan. Oui, plus un pays est éloigné de l'équateur, plus la déformation de sa superficie est grande.
Comme la vocation première de ce type de carte est la navigation, la déformation des dimensions des pays n'y est pas critique : l'essentiel est de pouvoir tracer une route commode pour le navire.
Chez Macron, l'équateur passera quelque part à la hauteur de la cage thoracique, et si l'on avance sur son front en gardant l'aiguille de la boussole dans une position constante par rapport à la poitrine, nous obtiendrons nous aussi une ligne droite.
