Les éditions V–A–C Press publient la traduction de la monographie de la chercheuse britannique, spécialiste de l'avant-garde russe, Camilla Gray, « L'expérience russe dans l'art, 1863–1922 »
Les éditions V–A–C Press publient la traduction de la monographie de la chercheuse britannique, spécialiste de l'avant-garde russe, Camilla Gray, « L'expérience russe dans l'art, 1863–1922 ». Ce livre, l'une des premières études occidentales sur l'avant-garde russe, est devenu un classique de la pensée historique de l'art. Publiée pour la première fois en 1962 en Grande-Bretagne, la monographie a non seulement révélé le phénomène de l'avant-garde russe au lecteur occidental, mais aussi fait connaître aux historiens de l'art soviétiques un certain nombre de matériaux difficilement accessibles.
La parution du livre dans la traduction russe d'Olga Demidova revêt une signification moins académique qu'historique. Comme l'a noté l'historien de l'art Andreï Sarabianov, spécialiste de l'avant-garde russe, dans un entretien accordé à Artguide : « Il est difficile de qualifier "L'expérience russe" de découverte historico-artistique : en soixante ans, l'étude de l'art russe a considérablement progressé. Mais le livre de Camilla Gray prend aujourd'hui un autre sens : c'est plutôt une rareté historiographique, un document unique de l'époque. » Andreï Dmitrievitch a ajouté que les inexactitudes du livre de Camilla Gray pèsent peu au regard de la profondeur et de la rigueur de son enquête, qui retrace les origines de l'avant-garde russe et ses liens avec le symbolisme et l'Art nouveau.
Notons d'ailleurs que Dmitri Vladimirovitch Sarabianov, père d'Andreï Sarabianov, lui aussi historien de l'art et spécialiste de l'art russe et, en particulier, de l'avant-garde, a rédigé la préface de la première édition britannique de « L'expérience russe » et aidé Camilla Gray dans son travail sur la monographie.
L'entretien complet est à lire ici
