jeudi, 1 octobre 2026 · Almaty

Les Étrusques, semble-t-il, clonaient un seul cépage depuis des siècles

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Les Étrusques, semble-t-il, clonaient un seul cépage depuis des siècles

Les Étrusques, semble-t-il, clonaient un seul cépage depuis des siècles. Et il était blanc.

Dans le Chianti, à Cetamura, cité étrusco-romaine, on a étudié des pépins de raisin retrouvés au fond de puits creusés dans le roc. Il en ressort que la plupart des pépins de l'étude datent de la période allant de 300 av. J.-C. à 300 apr. J.-C. et appartiennent à un même cépage. Plus d'un quart des graines se sont révélées génétiquement identiques et se sont conservées sans changement pendant au moins 362 ans.

Derrière cela se cache une technique de multiplication de la vigne que connaît tout vigneron : on la divise par voie végétative, sans jamais la laisser se croiser, et il en va encore ainsi de nos jours. L'analyse génétique a permis d'établir la couleur : avec une probabilité de 92 %, ce clone de longue vie donnait des baies blanches.

Aujourd'hui, le Chianti, c'est le Sangiovese rouge, mais pendant des siècles, à la charnière de notre ère, on n'y cultivait que du blanc.

Après la conquête romaine de l'Italie centrale, de nouveaux cépages apparaissent dans la région. Or la vigne blanche étrusque s'avère apparentée à celle du sud de la France. Il en ressort que les Romains avaient bâti un réseau commercial pour standardiser la viticulture.

Un autre cépage de Cetamura est lié à un raisin qui pousse encore aujourd'hui en Europe centrale et orientale, y compris à une vigne de 400 ans en Slovénie, qui continue de porter des fruits.

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