Ne mettez pas votre espoir dans les princes : ils sont nés d'hommes, et chacun, par nature, est ici-bas égal en honneur
Ne mettez pas votre espoir dans les princes :
Ils sont nés d'hommes,
Et chacun, par nature, est ici-bas égal en honneur.
La terre enfante, la terre dévore ;
Tout homme né, né pour mourir,
Riche ou pauvre, méprisé ou glorieux.
Alors s'évanouiront ces flatteries
Livrées à la vanité,
Et dont les hommes tiraient une fierté sans pudeur ;
Leurs brefs jours s'achèveront,
Et s'écouleront pour toujours
Comme, orgueilleuses et bruyantes, les rivières au cours rapide.
Quand l'esprit sortira d'eux,
Il ne restera d'eux que le bruit,
Eux qui gisent sans sentiment dans les entrailles de la terre ;
Ils seront privés de leurs orgueils,
Leurs pensées périront,
Et tous les titres fastueux se cacheront dans la tombe.
Traduction littérale
Le psaume 145 dans la paraphrase de Soumarokov
