jeudi, 1 octobre 2026 · Almaty

Autre fragment intéressant d'un récent entretien avec Marina Lochak

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Autre fragment intéressant d'un récent entretien avec Marina Lochak

— Le marché de l'art russe peut-il se contenter de Vasnetsov et de Serov ?

— C'est très mauvais quand une culture, si riche et si variée soit-elle, cuit dans son propre jus. C'est un « bouillon » unique, et chaque ingrédient y compte, y compte énormément.

L'histoire de notre pays et, plus largement, sa structure font qu'il est culturellement divers. Peut-être est-ce, dans une certaine mesure, un salut que cette grande diversité à l'intérieur même du pays. Elle permet d'ajouter d'autres ingrédients à ce bouillon, mais, dans l'ensemble, on ne peut évidemment pas, pour ainsi dire, se nourrir de soi-même tout le temps. Pendant un certain temps, c'est possible, mais au-delà cela ne profite plus du tout.

Nous avons, heureusement, le musée Pouchkine, avec ses fonds très riches et pas encore entièrement révélés. Nous avons l'un des plus grands musées du monde, l'Ermitage. Nous avons la Kunstkamera, nous avons l'Institut des manuscrits orientaux. Nous avons encore beaucoup d'autres musées ! Et il se trouve sans doute des gens prêts à formuler des propos sérieux à partir du matériau de ces collections. Mais cela ne suffit tout de même pas. Il faut quand même échanger. Car il ne s'agit pas seulement de collections, il s'agit aussi du dialogue avec les collègues, du voyage indispensable des objets issus de nos fonds. Il ne s'agit pas seulement de recevoir, mais aussi de donner.

— Le monde a-t-il remarqué la perte des chefs-d'œuvre russes ?

— Il existe, à l'intérieur de l'art, des espaces qui ne peuvent être pleinement comblés sans notre présence [la présence de l'art issu des collections des musées russes]. Cela concerne notamment les impressionnistes et les postimpressionnistes. Et aussi les maîtres anciens, je pense à l'Ermitage, et ainsi de suite

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