Les archéologues, en explorant la partie méridionale de Pompéi, ont découvert les traces de deux vagues de repeuplement, à la fin du Ier siècle et au début du IIIe siècle, puis aux IVe et Ve siècles
Les archéologues, en explorant la partie méridionale de Pompéi, ont découvert les traces de deux vagues de repeuplement, à la fin du Ier siècle et au début du IIIe siècle, puis aux IVe et Ve siècles. Parmi les trouvailles : des restes de nourriture, des monnaies, un squelette de cheval et les restes d'un nouveau-né, enterré avec une monnaie datée de 161.
La vie à Pompéi ne s'est pas arrêtée avec l'éruption du Vésuve. Dès peu après la catastrophe, des gens revenaient dans la ville et tentaient d'habiter les ruines. Les nouveaux venus bâtissaient des toits et des escaliers sur les murs effondrés de la cité, creusaient des caves et des grottes, construisaient des fours en carreaux, en briques et en pierre volcanique.
On estime que, sur les quelque 20 000 habitants de Pompéi, environ 2000 personnes périrent lors de l'éruption, par asphyxie ou par choc thermique instantané. Dans les premières semaines après la catastrophe, les survivants et les pillards tentèrent, selon toute apparence, de dégager les ruines et d'emporter les objets de valeur des étages supérieurs des bâtiments, mais, bientôt, le territoire de la ville fut tenu pour perdu par les autorités romaines.
Naturellement, ceux qui choisissaient de vivre sur ce champ de cendres étaient les plus démunis et les plus désespérés des infortunés ; on pouvait difficilement élever, sur la couche de cendres durcies, autre chose que des taudis bâtis avec les matériaux qu'on avait réussi à extraire des ruines.
Mais, au Ve siècle de notre ère, le lieu fut définitivement déserté : une nouvelle et violente éruption du Vésuve, en 472, tira sur l'histoire de la ville un trait final.