jeudi, 1 octobre 2026 · Almaty

On écrit que l'administration du Sud-Sinaï mène un procès pour le contrôle des deux tiers des terres du monastère Sainte-Catherine, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO

Partager
On écrit que l'administration du Sud-Sinaï mène un procès pour le contrôle des deux tiers des terres du monastère Sainte-Catherine, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO

Le monastère fut fondé au VIe siècle sur le lieu présumé du buisson ardent et passe pour le plus ancien monastère encore en activité au monde. On y conserve une collection unique d'icônes et de manuscrits byzantins, que seul le Vatican surpasse en importance. Bien qu'il se trouve en Égypte, le monastère relève de la juridiction de l'Église orthodoxe de Grèce, un droit consacré dès l'époque de l'Empire ottoman.

La Grèce et l'Égypte confirment officiellement leur intention de préserver le statu quo historique. Pourtant, la décision de justice favorable à l'Égypte, conjuguée à un projet parallèle d'aménagement touristique de grande ampleur au Sinaï, avec hôtels, aéroport et infrastructures, fait craindre que le monastère ne perde son autonomie et ne se change en site touristique. Si l'Égypte se voyait reconnaître le droit sur les deux tiers des terres du monastère, les moines risqueraient de perdre les terres agricoles qui leur fournissent l'eau et les olives. Cette décision pourrait en outre remettre en cause le droit des moines de demeurer en Égypte, puisqu'ils n'en sont pas citoyens.

Signaler une erreur de traduction