jeudi, 1 octobre 2026 · Almaty

Le pape François a accordé un long entretien à une radio espagnole

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Le pape François a accordé un long entretien à une radio espagnole. Et, semble-t-il, c'est la première fois. J'ai écouté les deux heures de conversation du pontife, Dieu merci rétabli, et j'en ai tiré un résumé de l'essentiel. Que vous ayez déjà choisi la voie droite ou non (si vous avez échoué sur cette chaîne, c'est que la voie vous a choisi), pour peu que vous soyez prêts à méditer les paroles de l'un des pères spirituels de notre temps (nul ne prétend que vos relations avec votre propre papa laissent à désirer), je vous livrerai dans les jours qui viennent des citations de ce propos à bâtons rompus de François.

Sur sa retraite prochaine

- Je ne sais pas d'où sont sorties, la semaine dernière, ces rumeurs selon lesquelles j'allais présenter ma démission !

Sur le football

- Pour être un bon footballeur, il faut deux choses : savoir travailler en équipe et ne pas perdre l'esprit amateur. Quand cet esprit amateur se perd, le sport devient trop commercialisé.

Sur le fait qu'il ne regarde plus la télévision depuis plus de 30 ans

- Le 16 juillet 1990 /il s'agit apparemment de la semaine qui suivit la Coupe du monde de football, où l'Argentine, tenante du titre, termina deuxième/ je me suis fait une promesse. Je sentais que le Seigneur me le demandait. Parce que nous avions vu [à la télé] quelque chose qui s'est finalement révélé insipide, déplaisant, mauvais.

Sur la possibilité de fausser compagnie au palais apostolique et de se montrer dans le monde incognito, François raconte qu'il a quitté à trois reprises sa résidence pour rendre visite à des laïcs chez eux

- Je me promènerais volontiers dans la rue, je ferais volontiers un tour, mais je dois m'en priver, parce que je ne pourrais tout simplement pas faire dix mètres. … Je n'ai jamais eu la tentation de me vêtir en civil et de paraître dans la rue.

Pour qui le pape se prend-il ?

- Je ne suis qu'un pécheur qui essaie de faire le bien.

Sur ses relations avec Jorge Luis Borges

- Je n'étais pas prêtre quand je l'ai rencontré. J'avais 25 ou 26 ans, j'enseignais comme jésuite et je l'ai invité à venir parler à mes étudiants de lettres. Et il est venu... C'était un homme très bien.

Sur l'Union européenne

- Pour moi, l'unité de l'Europe est un défi. Ou bien l'Europe continue de se perfectionner sous la forme de l'Union européenne, ou bien elle se désagrège.

Sur les migrants

- Il doit y avoir quatre attitudes à l'égard des migrants : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer. Si l'on accueille, mais qu'on les laisse chez eux à ne rien faire, sans les intégrer, ils représentent un danger, parce qu'ils se sentent étrangers.

Les pays doivent être très honnêtes avec eux-mêmes et voir combien ils peuvent en accueillir et jusqu'à quel nombre, et le dialogue entre les pays est ici essentiel.

Je pense à un pays où, quelques jours après son arrivée, le migrant percevait déjà un salaire pour aller à l'école, apprendre la langue, puis il trouvait un emploi et se trouvait intégré. C'était à l'époque de l'intégration de l'immigration venue des dictatures militaires d'Argentine, du Chili, d'Uruguay. Je parle de la Suède.

Et puis les migrants sont aussi confrontés à une réalité, j'en ai déjà parlé, mais je le répète : la réalité de l'hiver démographique. En Italie, il y a des villages presque vides.

Sur le référendum en Catalogne

- Pour moi, ce qui compte avant tout dans tout pays confronté à ce genre de problèmes, c'est de savoir s'il s'est réconcilié avec sa propre histoire. Je ne sais pas si l'Espagne s'est pleinement réconciliée avec sa propre histoire, en particulier celle du siècle dernier. Il faut s'engager dans un processus de dialogue et de réconciliation ; et, surtout, fuir les idéologies qui entravent tout processus de réconciliation. L'unité nationale est une expression admirable, c'est vrai, l'unité nationale, mais elle est impossible sans une réconciliation de base entre les peuples.

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