Mon grand entretien avec Mikhaïl Piotrovski vient d'être publié : il accompagne la parution de son nouveau livre « Je suis arabisant », mais porte pour l'essentiel sur le musée d'aujourd'hui et sur le milieu culturel qui l'entoure
Nous avons rencontré Mikhaïl Borissovitch Piotrovski après la présentation de son livre à la Maison de la création de Peredelkino. Après plusieurs heures passées avec le public, une séance de dédicaces et des prises de vues, le légendaire Piotrovski m'a néanmoins reçu avec énergie et bienveillance ; je me suis efforcé de ne pas poser les questions que tous les journalistes lui avaient déjà posées des dizaines de fois, ni de redoubler l'analyse du livre qui avait déjà été faite lors de la présentation.
Naturellement, la tentation de parler des événements en Iran était là, mais cela aurait transformé un entretien consacré à la parution d'un nouveau livre en une émission de débat politique ; j'ai donc tenté de bâtir notre conversation autour de sujets qui nous étaient chers à tous deux et qui pouvaient ajouter de nouvelles touches au tableau du jour.
Compte tenu du temps limité dont nous disposions en une journée si chargée, je crois que nous avons réussi à parler de beaucoup de choses et à aborder des sujets fort intéressants : le retour de la collection de Dresde, la pratique de la restitution en général, l'anticolonialisme dans la culture, la remise au Kazakhstan d'artefacts provenant du mausolée de Khoja Ahmed Yasawi, le cambriolage du Louvre, la « directoropade » moscovite (la chute en série des directeurs de musée), l'ingérence des marginaux dans la culture, l'orientalisme soviétique, l'arabisme et l'avenir des musées.
À lire sur le site ; partagez vos impressions.


