jeudi, 1 octobre 2026 · Almaty

Je tiens à exprimer au gouvernement du Kazakhstan ma profonde reconnaissance : la mer d'Aral du Nord renaît, et son volume a augmenté de 42 %, un chiffre impressionnant !

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Je tiens à exprimer au gouvernement du Kazakhstan ma profonde reconnaissance : la mer d'Aral du Nord renaît, et son volume a augmenté de 42 %, un chiffre impressionnant !

Il n'y a pas si longtemps, l'Aral était le théâtre de l'une des catastrophes écologiques les plus dévastatrices de la planète ; mais aujourd'hui, en partie du moins, la Petite mer d'Aral, cette portion du bassin demeurée sur le territoire du Kazakhstan, devient le symbole d'un espoir : toutes les erreurs de l'humanité dans son commerce avec ce monde ne sont pas irréversibles.

Grâce à la construction de la digue de Kok-Aral et à une régulation plus efficace du débit du Syr-Daria, le bassin nord contient désormais 27 milliards de mètres cubes d'eau. Ce rempart vital a réussi à isoler la partie nord, plus saine, de l'Aral du Sud, fortement asséché, ce qui a permis à la Petite mer d'Aral de retrouver ses eaux et de se rapprocher de l'état où on la disait prospère.

Les changements vont bien au-delà de la hausse du niveau de l'eau. La salinité a baissé de près de 75 %, ce qui a permis le retour en grand nombre d'espèces locales de poissons, longtemps tenues pour disparues à jamais. La pêche annuelle est remontée à environ 8 000 tonnes, offrant une vie économique nouvelle aux communautés locales, privées de leur principale source de revenus après le recul de la mer.

Il ne s'agit pas seulement de solutions hydrotechniques et d'ingénierie, consistant pour l'essentiel à ramener l'eau, mais aussi d'initiatives comme le reverdissement des zones côtières désertiques et la renaissance des écosystèmes. Je lisais depuis des années que l'on avait peu à peu entrepris de restaurer la mer d'Aral, mais les minuscules taches bleues sur Google Earth laissaient entendre que tout n'allait pas si bien ; aujourd'hui, on peut vraiment le dire : la volonté politique et des efforts méthodiques peuvent inverser même les dommages écologiques les plus graves et rendre la vie à des paysages que l'on croyait perdus à jamais

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