jeudi, 1 octobre 2026 · Almaty

Quand les ancêtres de l'homme ont-ils cessé de se déplacer régulièrement dans les arbres ?

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Quand les ancêtres de l'homme ont-ils cessé de se déplacer régulièrement dans les arbres ?

Des chercheurs ont comparé la robustesse des os des bras et des jambes chez deux ancêtres fossiles de l'homme et avancent l'hypothèse qu'il serait possible de déterminer à quel moment les ancêtres de l'homme ont cessé de se déplacer régulièrement dans les arbres.

Le premier squelette appartient à un individu d'australopithèque que l'on nomme Little Foot, c'est-à-dire « Petit Pied ». Les australopithèques forment un genre de primates fossiles qui vivaient en Afrique et marchaient déjà sur deux jambes, tout en conservant de nombreux traits d'un mode de vie arboricole. Ce squelette a été découvert dans la grotte de Sterkfontein, en Afrique du Sud, et son âge est de 3,67 millions d'années. Le second squelette appartient à un représentant des premiers Homo ; il a été mis au jour à Dmanissi, en Géorgie, et date de 1,8 million d'années.

Les chercheurs ont mesuré la robustesse relative des os des membres. Cet indicateur reflète les contraintes que les os subissaient du vivant de l'individu : chez les espèces qui grimpent beaucoup, les os des bras sont plus robustes par rapport à ceux des jambes. Les rapports obtenus ont été comparés à ceux des humains modernes, des chimpanzés, des gorilles et des orangs-outans.

Il est apparu que les proportions des membres de Little Foot sont proches de celles des grands singes africains. Cet australopithèque pouvait donc se déplacer dans les arbres, malgré la grande taille de son corps et des os du tibia qui rappellent ceux de l'homme. Chez l'individu d'Homo de Dmanissi, le rapport de robustesse des membres se situe dans la fourchette observée chez les humains modernes.

Les auteurs en concluent que le passage à une vie terrestre, avec un appui reposant uniquement sur les membres inférieurs, s'est produit il y a environ 1,8 million d'années, c'est-à-dire en même temps que l'augmentation du volume du cerveau. Les causes de cette transition demeurent obscures : elles peuvent tenir à la modification de la distance des déplacements, aux modes d'obtention de la nourriture et à d'autres circonstances qui exigeaient des jambes plus fortes et une plus grande dépendance à l'égard d'un mode de vie terrestre.

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