jeudi, 1 octobre 2026 · Almaty

Une équipe de chercheurs de l'Institut catalan de paléoécologie humaine et d'évolution sociale a découvert des traces de cannibalisme dans trois grottes du sud de l'Espagne

Partager
Une équipe de chercheurs de l'Institut catalan de paléoécologie humaine et d'évolution sociale a découvert des traces de cannibalisme dans trois grottes du sud de l'Espagne

Les savants ont examiné près d'un millier d'ossements et de dents humains provenant des grottes de Malalmuerzo, de la Carigüela et de Maioricas. Ils y recherchaient les indices d'une consommation de chair humaine : traces de découpe, fractures caractéristiques, traces de cuisson et empreintes de dents. Par traces de découpe, les archéologues entendent les coupures et les entailles qui demeurent sur l'os lorsqu'on en détache la viande à l'aide d'un outil de pierre.

Dans la grotte de Malalmuerzo, les chercheurs ont trouvé les restes d'au moins 36 personnes ayant vécu entre 5300 et 4950 avant notre ère, c'est-à-dire au Néolithique ancien. Selon les savants, ces hommes auraient péri de mort violente au cours d'un seul et même événement. Plus de la moitié des ossements portent des traces de cuisson, et deux crânes présentent des lésions dues à un coup porté avec un objet contondant.

Les ossements de la grotte de la Carigüela se rapportent à la plus grande partie de la période néolithique, et presque tous portent des traces de découpe. Deux crânes ont été transformés par les habitants de la grotte en récipients à boire.

Les ossements de la grotte de Maioricas datent d'entre 3950 et 3760 avant notre ère, c'est-à-dire du Néolithique récent. Ils ont été teints en rouge au cinabre. Les chercheurs estiment que, dans ce cas, le cannibalisme pouvait relever d'un rituel funéraire ou autre.

Signaler une erreur de traduction