jeudi, 1 octobre 2026 · Almaty

Le 31 août 1941, à Elabouga, en évacuation, Marina Tsvetaïeva a volontairement mis fin à ses jours

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Le 31 août 1941, à Elabouga, en évacuation, Marina Tsvetaïeva a volontairement mis fin à ses jours

Le 31 août 1941, à Elabouga, en évacuation, Marina Tsvetaïeva a volontairement mis fin à ses jours. Ce jour-là, son fils Mour et la maîtresse de maison avaient été envoyés déblayer un terrain destiné à un aérodrome ; restée seule, elle s'est pendue dans le vestibule. Sur la cuisinière, il restait une poêle avec du poisson préparé pour le retour de son fils.

Tsvetaïeva a laissé trois billets : le premier, à son fils, disant qu'elle était gravement malade et ne pouvait plus vivre ; le deuxième, aux gens de lettres qui devaient la trouver, demandant de ne pas laisser Mour seul et de le conduire à Tchistopol chez Nikolaï Assieïev, avec ce post-scriptum glaçant : « Ne m'enterrez pas vivante ! Vérifiez bien » ; le troisième, sur le sort de son fils, était adressé à Assieïev lui-même et aux sœurs Sinyakov.

Quatre-vingt-cinq ans se sont écoulés depuis sa mort, et le lieu exact de sa sépulture n'a toujours pas été établi.

Le monument officiel du cimetière Saints-Pierre-et-Paul a été érigé en 1970 sans lien avec une tombe précise, dans le secteur approximatif des inhumations de l'automne 1941. Depuis, plusieurs versions circulent sur l'endroit où repose la poétesse. La première, celle de Tchourbanov, datant de 1985-86, a été réfutée : cette tombe abrite deux suicidées de 1946. La deuxième, celle de Matveïev, reste douteuse ; on suppose que cette tombe est plus probablement celle de Evguenia Kiritchenko, une Léningradoise évacuée. La troisième, celle de la chercheuse Elena Pozdina, situe la véritable tombe dans un coin du cimetière, parmi les sépultures de noyés et de suicidés, sur une parcelle non clôturée que menace la construction immobilière. À l'approche du présent anniversaire, une version d'Igor Obolenski a été rendue publique : d'après des documents d'archives, il désigne une tombe anonyme portant la date de décès du 31 août 1941, près d'un mur de pierre.

Aucune de ces versions ne peut être vérifiée avec certitude, car il faudrait pour cela procéder à une exhumation, à laquelle s'opposent catégoriquement tant la petite-nièce de Tsvetaïeva que le musée-réserve d'Elabouga.

Il reste le cénotaphe de Taroussa, où Tsvetaïeva aurait voulu être enterrée selon ses propres mots, et la pierre tombale d'Elabouga, quel que soit le véritable lieu de la sépulture. Et un autre cénotaphe de Taroussa, qui avait été jeté dans la rivière.

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