jeudi, 1 octobre 2026 · Almaty

Il y a 150 ans, le créateur du Transsibérien, le baron von Dervis, achetait à Nice un terrain de 10 hectares, y faisait bâtir le château de Valrose et y vivait avec sa femme et ses trois enfants

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Il y a 150 ans, le créateur du Transsibérien, le baron von Dervis, achetait à Nice un terrain de 10 hectares, y faisait bâtir le château de Valrose et y vivait avec sa femme et ses trois enfants

Il y a 150 ans, le créateur du Transsibérien, le baron von Dervis, achetait à Nice un terrain de 10 hectares, y faisait bâtir le château de Valrose et y vivait avec sa femme et ses trois enfants. Le parc de la villa déploie grottes, cascades, nombreuses sculptures, une fontaine et même une isba que le baron avait fait venir d'Odessa, pièce par pièce. On y trouve aujourd'hui l'université locale, Sophia Antipolis.

En 1990, l'isba où le baron russe recevait jadis ses hôtes s'est vu décerner le statut de monument du patrimoine historique européen, mais elle réclame aujourd'hui des travaux de restauration, surtout sa façade : les rondins ont pourri et les éléments décoratifs sculptés ont beaucoup souffert. Et voilà que, grâce aux efforts de l'université et d'enthousiastes, la somme nécessaire à la restauration a été trouvée. Les travaux débuteront dès la fin de cette année. Une fois rénové, le bâtiment accueillera les bureaux des étudiants étrangers.

La nouvelle, c'est que l'argent de la restauration provient d'une « loterie de financement des monuments », à hauteur de 700 000 euros. Personne ne s'émeut de ce que coûte la remise en état d'une seule petite isba ? Passe encore s'il s'agissait de 10 000, de 25 000, de 70 000 euros, voire, à la rigueur, de 100 000 pour restaurer cet objet historique et culturel. Mais 700 000 ? Et tout cela pour remplacer quelques rondins pourris. Montrez-moi l'homme qui a validé ce devis.

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