jeudi, 1 octobre 2026 · Almaty

En février 1961, on découvrit la disparition d'un tableau de Picasso, Femme dans un fauteuil (1918), du bâtiment de l'association étudiante de l'université de Pittsburgh

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En février 1961, on découvrit la disparition d'un tableau de Picasso, Femme dans un fauteuil (1918), du bâtiment de l'association étudiante de l'université de Pittsburgh

En février 1961, on découvrit la disparition d'un tableau de Picasso, Femme dans un fauteuil (1918), du bâtiment de l'association étudiante de l'université de Pittsburgh. Peinte par Picasso pendant son voyage de noces avec Olga Khokhlova, près de Biarritz, la toile avait été prêtée à l'université par le Musée Guggenheim pour un semestre, mais elle s'évanouit un mois avant la date de restitution. L'affaire fut instruite par la police et le FBI, sans que le tableau soit retrouvé. Le musée toucha une indemnité d'assurance de 7 000 dollars, somme dérisoire au regard des prix d'aujourd'hui. La toile elle-même était estimée entre 10 000 et 60 000.

Et voilà qu'en 2023, le tableau refait surface. Il est établi qu'en 1999, un couple du Massachusetts l'avait acquis dans une galerie de Manhattan. En juillet 2023, lors de la vérification de la provenance de la collection Handler (tel est le nom des nouveaux propriétaires) en vue d'une vente privée, la description de l'une des œuvres mentionna le Musée Guggenheim, ce qui attira l'attention sur la toile. Le Guggenheim, naturellement, rembourse l'assurance et introduit une action en reconnaissance de son droit de propriété, bien qu'on se demande, à première vue, ce qu'il y a là à reconnaître. En sus, le musée réclame une indemnité de 3,5 millions de dollars. Les nouveaux propriétaires se dérobent pour l'heure à toute restitution, et la toile repose dans les réserves de Christie's.

Pareille mésaventure était déjà arrivée au même musée, lorsqu'un employé du service du courrier déroba la gouache de Chagall, « Le Marchand de bestiaux », qui échoua par la suite dans une galerie de Madison Avenue. Les acquéreurs invoquaient leur bonne foi et reprochaient au musée d'avoir gardé le silence pendant des années sur la disparition ; le tribunal refusa de faire peser la charge des recherches sur le véritable propriétaire et d'encourager ainsi le commerce d'art volé. Voyons ce qu'il adviendra du Picasso.

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