Aujourd'hui, notre rubrique nous envoie au musée-réserve Tchekhov : que voir à Melikhovo en mai ?
« Ici, tout est en miniature : une petite allée de tilleuls, un étang grand comme un aquarium, un petit jardin et un petit parc, de petits arbres, mais on s'y promène une fois, deux fois, on regarde mieux, et l'impression de petitesse s'évanouit » : c'est en ces termes qu'Anton Tchekhov décrivait à son éditeur Alexeï Souvorine, dans une lettre, le domaine de Melikhovo, acheté en 1892 à Nikolaï Sorokhtine, décorateur du théâtre « Ermitage ». L'écrivain y passa sept années d'une fécondité exceptionnelle : il y écrivit quelque quarante œuvres, dont La Mouette et Oncle Vania, qui ne quittent plus les scènes du monde entier.
La maison principale du domaine a été reconstituée ; la maison-mémorial n'a pas été conservée, mais elle vient de rouvrir ses portes après restauration, rajeunie et embellie. On y conserve des photographies, des vêtements et des objets du mobilier.
Le pavillon où fut écrite La Mouette est la perle du musée. Tchekhov s'y échappait souvent pour fuir les compagnies bruyantes, rester seul avec lui-même et travailler. Il l'appelait son « joujou », tant la maisonnette était charmante, d'après le projet de son ami l'architecte Fiodor Chekhtel.
Expositions du musée : parmi elles, « Les dessins de Tchekhov », portrait graphique d'Anton Pavlovitch, étude de son écriture et de sa signature ; ainsi que l'exposition intermusées « Levitan et Tchekhov : la poétique du paysage ».
Le complément idéal d'une promenade dans le domaine peut être un spectacle du festival de théâtre « Le Printemps de Melikhovo », qui s'y tient jusqu'au 31 mai et présente des mises en scène venues du monde entier d'après les œuvres de Tchekhov, et cette année aussi d'après Mikhaïl Boulgakov, à l'occasion de son anniversaire.








