Marietta Tchoudakova cite un fragment d'un entretien d'A. F. Kerenski datant de 1953 :
« ...Quand Vladimir Oulianov voulut entrer à l'université de Kazan, il s'adressa à mon père pour obtenir son aide. Celui-ci rédigea une lettre dans laquelle il recommandait Vladimir Oulianov comme un élève modèle.
– C'était une démarche audacieuse de la part de votre père, fonctionnaire impérial, que de donner une lettre de recommandation au frère d'un régicide, d'un conspirateur dangereux... Pour parler comme à une époque plus tardive : d'un « ennemi du peuple ».
– Non, pour l'époque, un tel geste n'avait rien de téméraire. Malgré un régime dur, réactionnaire, comme on disait alors, nul n'était tenu responsable des actes de ses proches. »