Poème d'Anatoli Mariengof sur l'année 1917 et la rupture avec le passé
Chacun de nos jours est un nouveau chapitre de la Bible.
Chaque page sera Grande pour des milliers de générations.
Nous sommes ceux dont on dira :
– Les heureux, ils vivaient en 1917.
Et vous, vous continuez à vous lamenter : nous sommes perdus !
Vous continuez à prodiguer vos pleurnicheries !
Têtes sottes,
Le jour d'hier n'est-il pas écrasé, comme un pigeon
Par l'automobile
Qui a bondi, furieuse, hors du garage ?!
Traduction littérale
Anatoli Marienhof. Chacun de nos jours
Sur la photo : Sergueï Essénine et Anatoli Marienhof