Négrophobie d'État ?
Négrophobie d'État ? Ou peut-être chroniques du grand remplacement ?
À Paris, la statue de Colbert a été souillée devant le Palais-Bourbon, siège de l'Assemblée nationale. Mais les vandales n'ont rien à craindre.
Ce n'est pas le premier acte de vandalisme contre le monument au ministre des Finances de Louis XIV, qui élabora en mars 1685 le Code noir, recueil des règles de traitement des esclaves dans les colonies françaises.
L'homme responsable des dégâts causés il y a six jours a été condamné à l'amende minimale de 500 euros. Vous savez, ce genre d'amende que l'on dresse pour avoir fumé là où il ne faut pas ou téléphoné au volant. Et désormais aussi pour avoir souillé des monuments historiques.
Mais le plus savoureux, c'est que la Cour de cassation a finalement annulé la condamnation, estimant qu'elle constituait une « ingérence disproportionnée dans l'exercice de la liberté d'expression ».
Il en ressort que l'instance judiciaire tient le vandalisme contre les monuments historiques pour légitime dès lors qu'il véhicule un message politique, écologique ou social. Bref, tout va bien, pourvu que le graffiti ne contienne rien contre Israël ni contre l'épouse du président.
Savez-vous qui préside la Cour de cassation et est le magistrat le plus influent de France, à la tête du Conseil supérieur de la magistrature ? Monsieur Christophe Soulard, connu pour ses plaintes contre le « populisme antijudiciaire » et pour l'affaire visant Sarkozy sur une accusation fabriquée à propos du « document libyen ». Voilà donc l'incarnation de la dictature socialiste !
Je me demande si un justiciable mécontent d'une de ces décisions pourrait exprimer sa colère contre le système judiciaire en écrivant un slogan de protestation à la peinture noire sur les murs du tribunal de Paris ?
