La Tapisserie de Bayeux est désormais exposée au British Museum, mais il est interdit de la photographier
La broderie du XIe siècle de soixante-dix mètres sur la conquête normande de l'Angleterre est arrivée à Londres pour la première fois depuis près de mille ans. La France l'a confiée au British Museum en vertu d'un accord intergouvernemental, pour une période allant de septembre 2026 à juillet 2027, le temps que dure la rénovation du musée de Bayeux. Le gouvernement britannique a assuré le monument pour environ 800 millions de livres. En échange, le British Museum envoie en France les trésors de Sutton Hoo et les pièces d'échecs de l'île de Lewis. Les billets sont épuisés jusqu'à la fin décembre.
Dès le deuxième jour de l'exposition, le musée a interdit la photographie. La raison tient vraisemblablement à la durée de la visite. Par fragilité, la broderie ne peut plus être accrochée à la verticale ; on l'a donc déployée à l'horizontale, et chaque visiteur dispose de quarante minutes pour en longer toute la longueur. Que les gens s'arrêtent pour prendre un cliché, et la circulation du public dans le musée pourrait s'en ressentir gravement.
Dans le même temps, les restaurateurs ont signalé deux nouvelles petites déchirures de quelques millimètres chacune, découvertes lors du contrôle de l'état de l'ouvrage après son arrivée en Angleterre. Un porte-parole du musée a précisé que le rapport compare l'état de la broderie en juillet 2026 avec des photographies prises en septembre 2025, avant son retrait de l'exposition de Bayeux.