L'Ermitage a ouvert l'exposition « L'œuvre de la bienfaisance éclairée » pour le 150e anniversaire de l'École centrale de dessin technique, fondée par le baron Alexandre Stieglitz (1814-1884), le plus grand banquier russe de son temps, bailleur des emprun
L'Ermitage a ouvert l'exposition « L'œuvre de la bienfaisance éclairée » pour le 150e anniversaire de l'École centrale de dessin technique, fondée par le baron Alexandre Ludwigovitch Stieglitz (1814-1884), le plus grand banquier russe de son temps, qui finança les emprunts d'État pour la guerre de Crimée et la construction du chemin de fer Nicolas. En 1876, il fit don d'un million de roubles à l'école, destinée à former des artistes pour les manufactures et des professeurs de dessin, puis y engloutit des sommes qui dépassèrent de beaucoup sa mise initiale.
L'architecte véritable du projet fut le gendre de Stieglitz, Alexandre Polovtsov (1832-1909), futur secrétaire d'État et sénateur : il rédigea les statuts, appela à la direction l'architecte Maximilian Messmacher (1842-1906) et, pendant des décennies, acheta aux quatre coins de l'Europe tapisseries, porcelaines, verreries, meubles et manuscrits pour le musée pédagogique.
En 1917, la collection de l'école dépassait 24 000 objets. En 1922, l'école fut fermée, puis rétablie en 1945 ; à partir de 1953, elle porta le nom de Vera Moukhina, et le musée devint une annexe de l'Ermitage, où les collections ont fini par se fondre.
L'exposition, installée dans le Manège du Petit Ermitage, présente plus de 700 objets, dont une série de tapisseries bruxelloises du XVIe siècle réunie pour la première fois après restauration. Elle se tient jusqu'au 4 octobre.