L'Azerbaïdjan, ou l'ancienne Médie au sein de la Perse avant le traité de paix de Gulistan de 1813 et le traité de Tourkmantchaï de 1828
Aux termes du traité de paix de Gulistan, conclu à l'issue de la première guerre russo-persane de 1804–1813, la Perse reconnut le passage à la Russie du Daghestan, de la Géorgie orientale, c'est-à-dire de la Kartlie-Kakhétie, de l'Iméréthie, de la Mingrélie, de la Gourie et de l'Abkhazie, ainsi que des khanats de Karabakh, de Gandja, de Cheki, de Chirvan, de Kouba, de Bakou, de Derbent et du Talych, dans le nord de l'Azerbaïdjan.
Par le traité de Tourkmantchaï, issu de la guerre de 1826–1828, les khanats d'Erevan et de Nakhitchevan échurent à l'Empire russe, et la frontière avec la Perse fut fixée sur le fleuve Araxe. Le traité consacra le partage de l'Azerbaïdjan en une partie septentrionale, intégrée à la Russie, et une partie méridionale, demeurée en Perse.