L'intrigue du film « Une maison neuve » de 1947 tourne autour d'une parcelle litigieuse, Zarétchnyé Doubki, que l'ancienne partisane présidente du kolkhoze « Jeune Garde » veut ensemencer, tandis que le vieux partisan président du kolkhoze « En avant » ve
L'intrigue du film « Une maison neuve » de 1947 tourne autour d'une parcelle litigieuse, Zarétchnyé Doubki, que l'ancienne partisane présidente du kolkhoze « Jeune Garde » veut ensemencer, tandis que le vieux partisan président du kolkhoze « En avant » veut y bâtir des maisons pour les kolkhoziens. Dans la querelle s'immisce le frontovik Ivan Vechniak, qui parvient à réconcilier le vieux président et la « bête fauve » de la Jeune Garde : c'est l'amour et l'amitié qui tranchent, et sur la terre biélorusse surgissent un village neuf de brique et des briqueteries neuves, les champs sont moissonnés, les blés sont beaux, et les gens sont heureux. Quand les kolkhoziens agissent en bons voisins et à la soviétique, tout s'arrange d'un coup. Les moissons s'achèvent, et il ne reste plus qu'à jouer les noces.
Dans l'une des scènes, à l'arrachage des souches, le sergent-major de la compagnie de sapeurs, incarné par le beau Leonid Kmit, a cette réplique : « Nous autres, sapeurs, nous sommes les premiers bâtisseurs. Les soldats marchent sur la queue des Allemands, et nous voilà aussitôt : on dresse un pont, on souffle, on crache, un coup de hachette — et voilà, je vous prie, une maison. Et qu'est-ce que c'est, permettez, qu'une maison ? Dans une maison, l'homme avant toute chose fonde une famille. Or la famille est le fondement de l'État. Il s'ensuit donc que le sapeur est un bâtisseur d'État. »
Les mots sont beaux et peuvent sembler trop emphatiques. Mais combien juste est cette idée que le fondement de l'État, c'est la famille. Il est dommage qu'à notre époque on ne trouve plus pareille formule, même dans le cinéma de propagande, et que l'État, tout simplement, ne vienne pas à bout de son souci de la famille.