Autrefois sa voix était claire comme un oiseau, Elle ruisselait, tintait comme une source, Comme si, tout entière, elle voulait se répandre en lumière Le long du fil d'acier
Puis, comme un sanglot lointain,
Comme un adieu à la joie de l'âme,
Il se mit à sonner, plein de repentir,
Et s'évanouit dans un fond perdu et inconnu.
Il a disparu quelque part dans un champ sauvage,
Enseveli par une tempête de neige impitoyable...
Et mon âme crie de douleur,
Et mon téléphone noir se tait.
Traduction littérale
« La voix dans le téléphone », Nikolaï Zabolotski, 1957.
Sur la photo de 1958 : l'ours Gocha et son dresseur Ivan Koudriavtsev.
Et vous, depuis quand n'avez-vous pas entendu au téléphone la voix de vos proches, et non celle des opérateurs du service de délestage de la population en espèces sonnantes ?