vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

La cathédrale de Pise, située à l'endroit le plus en vue de la ville, demeure hélas dans l'ombre de la tour penchée et n'attire guère l'attention

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La cathédrale de Pise, située à l'endroit le plus en vue de la ville, demeure hélas dans l'ombre de la tour penchée et n'attire guère l'attention

La cathédrale de Pise, située à l'endroit le plus en vue de la ville, demeure hélas dans l'ombre de la tour penchée et n'attire guère l'attention. L'édifice n'en est pas moins extrêmement intéressant. Et le plus intéressant, c'est le griffon du XIe siècle, perché au sommet d'une colonne sur l'abside de la cathédrale.

D'où vient-il, et surtout, qu'est-il au juste ?

On sait que ce griffon de bronze d'un mètre, à tête d'aigle et à corps de lion, est l'œuvre d'artisans d'al-Andalus, c'est-à-dire de l'Espagne musulmane. On raconte d'ordinaire qu'il fut butin de guerre de la puissante République de Pise lors des hostilités contre al-Andalus, mais il m'est tombé sous les yeux une brochure recensant des recherches récentes, selon lesquelles le griffon aurait très probablement été un cadeau protocolaire offert par l'un des émirats musulmans établis sur le territoire du califat de Cordoue alors sur le déclin.

L'hypothèse quant à la destination première de cette figure s'est elle aussi révélée erronée : elle n'a finalement jamais fait partie d'une fontaine, mais constitue un mécanisme sonore complexe, dont l'intérieur abrite une structure en forme de globe permettant au griffon de « rugir ». Les sources écrites islamiques mentionnent de semblables automates musicaux, émettant un son proche de celui de la cornemuse.

Les spécialistes du Louvre affirment pourtant, en se fondant sur un griffon analogue de leur collection, qu'il s'agirait en fin de compte non d'un mécanisme musical, mais d'un mécanisme d'horlogerie zoomorphe.

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