dimanche, 4 octobre 2026

Le pape François Ier et les unions civiles des couples de même sexe en 2010, 2014 et 2017

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Faut-il vraiment juger si sensationnelle la déclaration du pontife dans ce documentaire ? Il s'agit au moins de sa troisième prise de parole de ce genre. Et remarquez que, chaque fois, le pape distingue nettement le mariage de l'union reconnue par les pouvoirs publics, ce que nous ne devons pas non plus confondre à la hâte.

En 2014, il a abordé l'adoption de lois sur les unions civiles dans divers pays, en disant que cela favorisait l'octroi de droits aux couples de même sexe. En 2017, dans un entretien avec l'écrivain français Dominique Wolton, François Ier a proposé de parler d'unions civiles plutôt que de mariages homosexuels. Nous savons aussi qu'en 2010, le cardinal Bergoglio fut l'un des principaux acteurs des négociations menées au sommet de l'État argentin à propos de l'autorisation du mariage homosexuel, et qu'il insistait précisément pour l'adoption d'une loi sur l'union civile. En juillet 2010, l'Argentine est devenue le premier pays d'Amérique latine et le dixième au monde à légaliser le mariage homosexuel.

C'est assurément un immense bond humanitaire que le pape de Rome, au cours de son pontificat, mette un tel accent sur l'inclusion. Il y a pourtant à cela une explication fort compréhensible, qui nous ramène sur terre : l'Église se bat comme elle peut pour ses fidèles, dont le nombre ne cesse de décroître, résiste comme elle peut aux nouveaux défis moraux et éthiques et répond aux exigences de la société contemporaine. Dieu merci, cette institution si conservatrice fait peu à peu évoluer ses vues sur l'avortement, le divorce, les droits des femmes, le mariage des prêtres, l'ordination des femmes et, bien sûr, les relations entre personnes de même sexe, mais le chemin à parcourir est encore très long.

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