mercredi, 7 octobre 2026

« Quand je pense à la Russie, je me représente ce que j'ai lu chez Tourgueniev et chez mon ami Maurice Baring

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« Quand je pense à la Russie, je me représente ce que j'ai lu chez Tourgueniev et chez mon ami Maurice Baring. Je me représente un pays où les hivers sont si longs, et l'été torride et éclatant ; où s'étendent, au large et au loin, des espaces de champs négligemment cultivés ; où les rues des villages sont larges et boueuses, et les maisons de bois peintes de couleurs bariolées ; où il y a beaucoup de moujiks, insouciants et pieux, joyeux et patients ; où il y a beaucoup d'icônes et de popes barbus, où de mauvaises routes désertes courent à travers d'interminables plaines et de sombres forêts de pins. Je ne sais pas, peut-être tout cela n'est-il pas ainsi ; j'aimerais bien savoir si c'est le cas »

Herbert Wells sur la Russie, dans la préface de la première édition russe de ses œuvres, 1908

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