vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

L'affaire du projet retiré de la Biennale, celui d'une artiste kazakhstanaise, prend une tout autre résonance avec les accusations de plagiat portées contre elle : on lui reproche d'avoir copié les œuvres de Chiharu Shiota, artiste japonaise contemporaine

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L'affaire du projet retiré de la Biennale, celui d'une artiste kazakhstanaise, prend une tout autre résonance avec les accusations de plagiat portées contre elle : on lui reproche d'avoir copié les œuvres de Chiharu Shiota, artiste japonaise contemporaine

Il se pourrait donc que les fonctionnaires kazakhstanais n'aient pas censuré une prise de parole sur les répressions, mais cherché à se prémunir contre l'accusation d'exposer un plagiat. C'est d'ailleurs ce qu'affirme la partie officielle : on aurait signalé à l'artiste un emprunt indélicat et prié, semble-t-il, de faire quelque chose d'un emprunt total de l'esthétique, d'une absence de toute nouveauté visuelle, d'une coïncidence absolue de tous les éléments clés de l'œuvre. D'autant que le Kazakhstan ne nie pas les répressions staliniennes : le pays a sa Journée du souvenir des victimes des répressions politiques, et l'on n'a pas remarqué de persécutions contre ceux qui s'occupent de ce sujet.

On peut bien sûr objecter que l'usage de fils rouges dans les installations n'est pas un droit exclusif ni une découverte de l'artiste japonaise, d'autant qu'elle n'a, selon toute apparence, jamais abordé le thème des répressions soviétiques et que la logique visuelle est différente. Mais quelle ressemblance tout de même, n'est-ce pas ?

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