L'hellébore noir dans un tableau de Charles Cope titré d'après un vers de Coleridge
Ce tableau du peintre victorien Charles Cope tire son titre d'un vers d'un poème de Samuel Taylor Coleridge, que l'on pourrait traduire par « Les espoirs et les craintes qui attisent l'espoir ». Un sujet fort typique de l'époque victorienne, avec une jeune femme languissante, où les détails sont des narrateurs à part entière : un morne paysage marin au mur, des gants jetés avec désespoir sur le sol, un livre négligemment repoussé et des fleurs sur la table, comment s'en passer. On dit volontiers que cette primevère symboliserait l'aveu d'un amour fatal. Seulement, ce ne sont pas des primevères qui sont posées sur la table, mais des fleurs d'hellébore noir. Et c'est là que commence le plus intéressant. Premièrement, l'hellébore est toxique ; deuxièmement, on l'employait pour fabriquer des remèdes contre certaines affections d'ordre nerveux, y compris la folie et la mélancolie chronique. Mal préparée, la potion d'hellébore noir pouvait entraîner de graves conséquences pour la santé, voire la mort.