lundi, 12 octobre 2026

Des chercheurs montrent que le goudron de bouleau néandertalien pouvait servir d'antibiotique

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Des chercheurs montrent que le goudron de bouleau néandertalien pouvait servir d'antibiotique

Si une actrice anglaise prend les produits de la combustion de l'homme comme un calmant, les produits de la combustion de l'écorce de bouleau, eux, pouvaient, selon les chercheurs, servir d'antibiotique aux Néandertaliens. Des chercheurs des universités de Cologne, d'Oxford et de Liège, ainsi que de l'université Cape Breton, au Canada, ont établi que le goudron de bouleau des Néandertaliens pouvait servir non seulement de colle, mais aussi de médicament.

Les archéologues ont trouvé des traces de goudron de bouleau sur de nombreux sites néandertaliens à travers l'Europe, le plus souvent sur des outils de pierre. On y voyait d'ordinaire une colle, dont les Néandertaliens se servaient pour fixer des pointes de pierre à des manches de bois.

Les chercheurs ont obtenu du goudron selon des procédés anciens, à partir de l'écorce d'essences qui poussaient à l'époque des Néandertaliens. Dans un premier cas, ils ont recouru à la distillation sèche : l'écorce était chauffée dans une fosse souterraine fermée, presque sans accès à l'oxygène, et se décomposait en libérant du goudron. Dans l'autre, ils ont employé un procédé simplifié : l'écorce brûlait à côté d'une pierre, et les vapeurs de goudron se déposaient sur la surface froide en une couche collante.

En laboratoire, tous les échantillons ont inhibé la croissance du staphylocoque doré. Cette bactérie provoque souvent de dangereuses infections des plaies, et ses souches résistantes aux antibiotiques sont difficiles à soigner à l'hôpital. Le mode d'obtention du goudron n'a pas influé sur le résultat. Selon toute apparence, les propriétés antimicrobiennes du goudron de bouleau pouvaient déjà compter à l'époque des premiers Néandertaliens. Cette conclusion invite à examiner de plus près les antibiotiques naturels connus par l'ethnographie et l'archéologie. Les auteurs soulignent que leurs expériences ne prouvent pas que les Néandertaliens soignaient réellement les plaies avec du goudron.

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