Vladimir Mirzoïev à propos de la nouvelle adaptation de « Crime et Châtiment » de Dostoïevski
Ce n'est pas un hasard si Dostoïevski occupe la première place du classement d'IMDb des « 100 meilleurs auteurs de tous les temps » : il reste non seulement l'un des écrivains les plus imprimés et les plus lus, mais aussi le plus adapté à l'écran. Mais pourquoi est-il important de continuer à porter la littérature russe à l'écran, alors qu'elle mène déjà, et de loin, pour le nombre d'adaptations dans l'histoire du cinéma mondial ?
Cette année, nous attendons une nouvelle adaptation, en sept épisodes cette fois, de « Crime et Châtiment », avec dans les rôles principaux : Ivan Iankovski, Lioubov Aksionova, Tikhon Jiznevski et Alena Mikhaïlova.
Selon le réalisateur Vladimir Mirzoïev, qui a parlé ce week-end, lors du forum-exposition « Russie » au VDNKh, de son adaptation du roman de Fiodor Mikhaïlovitch pour Kinopoisk, les nouvelles adaptations de Dostoïevski sont indispensables au renouvellement culturel dans le monde contemporain : « Il faut renouveler la tradition sans cesse, pour qu'elle reste vivante. Y trouver une nouveauté et une mobilité infinies. Sinon la tradition meurt, elle se délite, et nous nous perdons tout simplement. »
À mon avis, la principale source d'intérêt pour l'œuvre de Dostoïevski dans le cinéma mondial, à toutes les époques, tient précisément à la nécessité d'un dialogue des cultures, au besoin de regarder les réalités de sa propre vie à la lumière du grand héritage classique. Aussi la tentative de transposer l'intrigue à notre époque et de voir le monde de Dostoïevski dans la banalité du XXIe siècle est-elle doublement précieuse.