Extrait affirmant que l'ambition, et non la pauvreté, rend les gens malheureux
Les avides de richesses sont toujours mécontents de leur bien. Lorsque l'on est né dans la pauvreté, quelle nécessité y a-t-il de souhaiter être riche ? Ne vaut-il pas mieux dormir sur du feutre et se bien porter, que sur l'édredon et être malade ? Ne vaut-il pas mieux désirer conserver la paix de l'âme dans une condition modeste, que s'affliger et se troubler dans l'abondance des biens ? Ce n'est point la pauvreté qui nous rend malheureux, mais l'ambition, la vanité. La richesse ne vous délivrera nullement de la crainte, la raison seule le peut : et partant, celui qui enrichit son esprit est toujours content de lui-même et ne se plaint jamais de sa pauvreté