Iouri Levitanski sur la fugacité de la vie et le rôle que l'on ne joue qu'une fois
Tout passe en ce monde, la neige cède la place à la pluie,
Tout passe, tout passe, nous sommes venus, et nous partirons.
Tout vient et s'en va vers nulle part, issu de rien.
Tout passe, mais rien ne passe sans laisser de trace.
Et, prenant part à l'intrigue, je regarde de côté
Comment s'écoulent mes instants, mes années, mes rêves,
Comment ce mince fil s'entrelace à d'autres,
Où il ne m'est déjà plus donné, hélas, de rien changer,
Car dans ce drame, que tu sois bouffon ou roi,
On ne joue pas deux fois un rôle, on ne le joue qu'une seule fois.
Et sur mon propre rôle je pleure et je ris aux éclats,
Je veux, autant que possible avec dignité, jouer le mien jusqu'au bout.
Car ce n'est pas en menue monnaie, c'est de ma propre vie que je paie
Et pour ce que je pleure amèrement, et pour ce que je ris aux éclats.
Traduction littérale
Iouri Levitanski