Sophia Schliemann en 1874 portant un diadème du trésor de Priam sorti clandestinement de Troie
Tout le monde se souvient sans doute de la formule d'Agatha Christie : il est agréable d'être la femme d'un archéologue, car plus elle vieillit, plus elle l'intéresse. Sophia Schliemann y aurait sans doute ajouté : et puis, on peut porter sur soi les trésors tout juste découverts.
En 1874, Sophia, l'épouse de Heinrich Schliemann, fut photographiée coiffée d'un grand diadème d'or issu des « trésors de Priam » que l'archéologue venait d'exhumer dans l'antique Troie. À vrai dire, Schliemann les avait dissimulés aux autorités ottomanes et sortis clandestinement du pays : on n'apprit la trouvaille que lorsque Sophie Schliemann se mit à paraître dans le monde parée de bijoux d'or anciens, manifestement pas acquis par hasard chez un antiquaire.
