samedi, 3 octobre 2026

Au demeurant, dans la respectable famille Nabokov, l'histoire s'est fort mélodramatiquement construite même sans « La Pauvre Nastia » : la grand-mère de Vladimir Nabokov fut mariée à son grand-père dès l'âge de 15 ans et appelait son époux « un singe aux

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Au demeurant, dans la respectable famille Nabokov, l'histoire s'est fort mélodramatiquement construite même sans « La Pauvre Nastia » : la grand-mère de Vladimir Nabokov fut mariée à son grand-père dès l'âge de 15 ans et appelait son époux « un singe aux pieds froids » ; à l'époque du mariage, et de longues années après, Dmitri Nikolaïevitch Nabokov entretint une liaison intime avec la baronne Korff, sa propre belle-mère. Quant à Maria Ferdinandovna Nabokova elle-même, elle aurait été, dit-on, la maîtresse d'Alexandre II, et l'on murmurait même que le père de l'écrivain, Vladimir Dmitrievitch, était le fils de l'empereur. Que cette légende familiale, rapportée par le frère cadet de l'écrivain, Sergueï Nabokov, soit vraie ou non, toujours est-il qu'un médaillon d'or contenant une mèche de cheveux d'Alexandre II ne quittait jamais l'aïeule, et que le portrait de son auguste « amant » trônait sur sa table de chevet.

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