dimanche, 4 octobre 2026

Ivan Bounine sur la liberté de pensée et de conscience dans son discours Nobel de 1933

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Ivan Bounine sur la liberté de pensée et de conscience dans son discours Nobel de 1933
Pour la première fois depuis l'institution du prix Nobel, vous l'avez décerné à un exilé. Car qui suis-je ? Un exilé qui jouit de l'hospitalité de la France, envers laquelle, elle aussi, je garderai à jamais ma reconnaissance. Messieurs les membres de l'Académie, permettez-moi, laissant de côté ma personne et mes écrits, de vous dire combien votre geste est beau en lui-même. Il doit exister dans le monde des domaines d'indépendance absolue. Sans doute, autour de cette table, se trouvent des représentants de toutes les opinions, de toutes les convictions philosophiques et religieuses. Mais il est une chose inébranlable qui nous unit tous : la liberté de pensée et de conscience, ce à quoi nous devons la civilisation. Pour l'écrivain, cette liberté est particulièrement nécessaire : elle est pour lui un dogme, un axiome.

Extrait du discours d'Ivan Bounine à l'occasion de la remise du prix Nobel en 1933

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