La pénitence ecclésiastique comme peine au XVIIIe siècle en droit et en pratique
Au XVIIIe siècle, nombre de crimes étaient punis à la fois de sanctions civiles et de peines ecclésiastiques. L'une de ces mesures était la pénitence, imposée par le tribunal de l'Église. Ainsi, en 1716, le Règlement militaire oblige à faire pénitence pour idolâtrie, sorcellerie, sortilège jeté sur un fusil, fornication, faux témoignage, homicide par imprudence.
La pratique pouvait cependant s'écarter sensiblement des normes inscrites dans les lois. Si l'on se reporte au Journal des confirmations suprêmes de Catherine II, on y constate que les pénitences ecclésiastiques sont infligées principalement pour meurtre.
On sait par ailleurs que cette prière forcée et surveillée, prescrite par le tribunal, venait s'ajouter à d'autres châtiments : plusieurs semaines au pain et à l'eau, privation de rang et de dignité noble, relégation aux travaux forcés à perpétuité en Sibérie