À ce propos, je ne puis m'empêcher de rappeler l'intervention que j'avais faite, il y a deux ans, lors d'une conférence d'archéologie, où je proposais d'emprunter à l'expérience américaine la conservation in situ des monuments d'art rupestre grâce à la pl
À ce propos, je ne puis m'empêcher de rappeler l'intervention que j'avais faite, il y a deux ans, lors d'une conférence d'archéologie, où je proposais d'emprunter à l'expérience américaine la conservation in situ des monuments d'art rupestre grâce à la plantation de végétaux diablement épineux, qui barreraient aux vandales l'accès direct à la surface de la pierre. On y emploie des cactus et de simples buissons épineux qui, soit dit en passant, fleurissent fort joliment. C'est assurément préférable à la pose d'une vitre par-dessus les pétroglyphes, comme on le pratique sur certains sites en Russie. Je proposais aussi, et j'en ai même écrit en Californie, où se trouvent les monuments d'art paléolithique qui m'intéressent, d'installer des ruches peuplées d'insectes piqueurs dans les endroits particulièrement éprouvés par la proximité de la foule : les panneaux priant de ne pas s'approcher, de ne pas toucher, de ne pas chercher à endommager les images n'ont, pour la plupart, aucun effet. Or les peintures de la Sierra de San Francisco se laissent fort bien examiner à distance. Nous ne pouvons tout de même pas fabriquer des fac-similés de toutes les galeries d'art rupestre, comme l'ont imaginé les Français. Bref, si des guêpes vous piquent tandis que vous grimpez, bombe de peinture à la main, vers une galerie de pétroglyphes, ce seront peut-être mes guêpes, et j'espère que cela fera mal