Dans le «Cymbeline» de Shakespeare, on trouve ces vers :
Oui, il s'est endormi
Du dernier sommeil, éternel, que rien n'éveille.
Je lui ferai du cercueil une couche,
Les fées viendront se rassembler sur sa tombe
Et le ver n'osera pas s'y glisser.
Traduction littérale
Dans l'ancienne Bretagne, en effet, on croyait que les fées étaient singulièrement attentives aux jeunes morts et que, veillant près de leurs tombes, elles retardaient la décomposition : là où les fées essaiment, il n'y a point de créatures venimeuses.
La foi chrétienne, du reste, expliquait le phénomène des jeunes corps incorrompus par leur sainteté : ainsi, à toutes les fées qui s'affairaient sans relâche au cimetière succéda un seul dieu, avec sa volonté.