Dans quel espace effroyable je vois l'Esclave séparé de l'Homme, L'un, comme le soleil dans un ciel limpide, L'autre aussi sombre que la terre
Dans quel espace effroyable je vois
L'Esclave séparé de l'Homme,
L'un, comme le soleil dans un ciel limpide,
L'autre aussi sombre que la terre.
L'un est tout, l'autre n'est que néant,
S'il avait connu son devoir d'esclave,
Interrogé la nature, examiné
Qui est cause de tous ses malheurs ?
Alors, de cette même main,
Il arracherait les chaînes qu'il s'est mises.
Traduction littérale
Extrait du poème « L'Homme », 1805, d'Ivan Petrovitch Pnine (1773—1805)
Illustration : dossier sur la saisine du curateur de l'arrondissement universitaire de Saint-Pétersbourg, le comte Stroganov, par le comité de censure de Saint-Pétersbourg, tendant à interdire l'ouvrage d'Ivan Petrovitch Pnine « Essai sur les Lumières en rapport avec la Russie », comme propre à « échauffer les esprits »