samedi, 3 octobre 2026

Dans le débarras d'une vieille maison, on a retrouvé des archives de clichés de la Moscou stalinienne et d'autres villes de l'URSS, pris par un employé de l'ambassade américaine expulsé du pays pour espionnage

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Dans le débarras d'une vieille maison, on a retrouvé des archives de clichés de la Moscou stalinienne et d'autres villes de l'URSS, pris par un employé de l'ambassade américaine expulsé du pays pour espionnage

Durant son séjour à Moscou, le major de l'armée américaine Martin Manhoff, détaché auprès de l'ambassade, était certes limité dans ses déplacements, mais il parvint à réaliser des photographies uniques d'un monde soviétique extrêmement contrasté. Le major Manhoff servit à l'ambassade des États-Unis à Moscou de février 1952 à juin 1954, date à laquelle il fut expulsé d'URSS pour espionnage. Pendant les deux années passées en Union soviétique, Manhoff voyagea beaucoup et filma l'essentiel de ce qu'il voyait sur des diapositives en couleurs et sur de la pellicule couleur de 16 millimètres.

Sur ses clichés, Moscou n'est ni occidentale, ni orientale, ni européenne. La majeure partie de ce qui a été saisi forme un étonnant éclectisme d'architectures et de types humains des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.

Manhoff prenait des scènes de rue moscovites depuis une voiture avec chauffeur ; avec son épouse, il consignait en couleurs des notes sur la vie dans l'Union soviétique du début des années 1950, fermée aux regards extérieurs.

L'imposante collection de photographies en couleurs et la pellicule de 16 millimètres qu'il a tournée documentent l'essor fulgurant de l'infrastructure soviétique sur fond d'un quotidien pauvre et rude.

Quittant le pays en 1954 sous l'accusation d'espionnage, le major Manhoff emporta avec lui des bobines de pellicule et des centaines de diapositives et de négatifs en couleurs réalisés au cours de ses voyages. Tout ce matériel échoua dans le débarras de sa maison, dans l'État de Washington, où il resta ignoré de tous pendant plus d'un demi-siècle. Il est aujourd'hui publié au sein des « Archives Manhoff » sur Radio Free Europe, avec le concours de l'historien et traducteur Douglas Smith.

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