vendredi, 2 octobre 2026 · Almaty

Dans le cycle doctoral de la faculté de philologie de l'Université de Leningrad, on accusa Tatiana Gneditch, arrière-arrière-petite-nièce du traducteur de l'« Iliade », d'avoir dissimulé son origine noble

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Dans le cycle doctoral de la faculté de philologie de l'Université de Leningrad, on accusa Tatiana Gneditch, arrière-arrière-petite-nièce du traducteur de l'« Iliade », d'avoir dissimulé son origine noble. Lorsque l'accusation parvint aux oreilles de l'intéressée, elle objecta : comment aurait-elle pu cacher sa noblesse en portant le nom de Gneditch, alors que l'antique lignée des Gneditch est connue depuis des temps antérieurs à Pouchkine ?!

Au bout du compte, on l'exclut du doctorat pour avoir « tiré vanité de son origine noble ».

Tatiana Gneditch parvint toutefois à démontrer qu'il s'agissait d'affirmations absurdes et s'excluant mutuellement : comment aurait-elle pu tirer vanité de ce qu'elle dissimulait, ou dissimuler ce dont elle tirait vanité ? On la réintégra alors et on la laissa achever paisiblement ses études. Gneditch se mit à enseigner, à traduire, et fut même doyenne de la faculté des langues étrangères de l'institut pédagogique.

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