Dans l'Angleterre des années 1790 apparaissent des campagnes contre les souffles venus de France, effrayants par leur arrière-plan de massacres sanglants et de renversement de la monarchie
Dans l'Angleterre des années 1790 apparaissent des campagnes contre les souffles venus de France, effrayants par leur arrière-plan de massacres sanglants et de renversement de la monarchie. Un tract de propagande met en regard deux allégories de la Liberté : la Britannia, avec la balance de la justice, la Grande Charte sous la protection du lion impérial et le bâton surmonté du bonnet phrygien, naïvement emprunté aux Français, face à l'affreuse Méduse française, escortée de destructions et de mort. Je ne sais s'il faut rappeler l'idée de Tocqueville selon laquelle la liberté et l'égalité ne peuvent exister en même temps. Ou bien, disons, se mettre à discourir sur l'écrasante majorité des Britanniques qui vivaient dans les années 1790 dans une misère extrême, tandis que de jolies affiches parlaient d'industrie, de prospérité nationale et de bonheur. Et qu'est-ce qui vaut mieux en fin de compte, dans la perspective historique : la religion, la morale et la légalité, ou l'athéisme et l'anarchie ?