lundi, 5 octobre 2026

Chez Pouchkine, on tente d'attirer par un chant accompagné à la guitare l'intéressant prétendant qu'est Lenski :

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Chez Pouchkine, on tente d'attirer par un chant accompagné à la guitare l'intéressant prétendant qu'est Lenski :

On invite le voisin au samovar,
Et Dounia verse le thé ;
On lui souffle : « Dounia, fais attention ! » Puis on apporte aussi la guitare :
Et la voilà qui se met à piailler (mon Dieu !) :
Viens dans mon palais d'or !

Traduction littérale

Ici, la guitare est le signe d'une origine noble et d'une éducation d'élite.

Chez Tolstoï, c'est sur la guitare que Natacha Rostova esquisse ses pas de danse, et on lui joue une chanson populaire russe, « Sur la rue pavée ». Autrement dit, la guitare illustre déjà le lien entre les classes supérieures et les représentants de la culture populaire.

Chez Ostrovski, en revanche, la guitare, qui surgit sans cesse dans quantité de textes, se fixe définitivement comme un souffle de démocratisation, et se montre déjà comme un élément ordinaire du quotidien petit-bourgeois, aspirant à une esthétique élevée. Après tout, c'est bien cette guitare, ornée d'un nœud théâtral et tapageur, qui pend au mur de la maison d'Alexandre Ostrovski à Zamoskvoretché.

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