Le poème « La Télègue de la vie » de Pouchkine sur les âges de l’homme et le temps qui passe
Le chariot de la vie. À ce qu'il paraît, c'est de nous que Pouchkine parle, mes amis.
Bien que le fardeau soit parfois pesant,
Le chariot, en marche, est léger ;
Le cocher intrépide, le temps aux cheveux gris,
Nous emporte et ne quitte pas son siège.
Dès le matin nous montons dans le chariot ;
Nous sommes prêts à nous rompre le cou
Et, méprisant la paresse et la mollesse,
Nous crions : en route ! . . . .
Mais à midi, plus trace de cette audace ;
Les cahots nous ont secoués ; nous avons plus peur
Des pentes et des ravins ;
Nous crions : doucement, imbécile !
Le chariot roule comme avant ;
Vers le soir nous nous y sommes habitués
Et, somnolant, nous allons jusqu'à l'étape de nuit,
Cependant que le temps mène les chevaux.
Traduction littérale