Une vieille alla vendre du lait, le village était loin du marché
Une vieille alla vendre du lait,
Le village était loin du marché.
Lasse, son affaire faite, la vieille
Se coucha au bord de la route pour somnoler.
Un gai chiot s'approcha de la vieille,
Saisit sa jupe et déchira l'ourlet.
Le temps, à ce moment-là, était frais.
La vieille s'éveilla, tremblant de froid.
La vieille s'éveilla et se mit à chercher
Ses pantoufles, sa chandelle et son lit.
Mais, tâtant les bords de sa jupe déchirée,
Elle dit : « Ah, mes bons amis, ce n'est pas moi !
Je m'en vais à la maison. Si c'est bien moi,
Mon chien ne me mordra pas.
Il m'accueillera en glapissant près du portail,
Et si ce n'est pas moi, il me mettra en pièces. »
Aux premières lueurs du jour, la vieille frappa à la fenêtre.
En réponse, le chien se mit à aboyer bruyamment.
La vieille s'assit, tout éperdue,
Et dit tout bas : « Eh bien, c'est donc que ce n'est pas moi ! »
Traduction littérale
« Le Conte de la vieille » de Samouil Marchak, mais qui provient en réalité du recueil « Poésie populaire anglaise pour enfants »