Les philosophes et théoriciens de l'art contemporains débattent avec ardeur du phénomène de la création des réseaux de neurones et de l'intelligence artificielle, depuis la révision de la notion d'auteur et du processus créatif, où l'on qualifie déjà l'IA
La plupart des philosophes s'accordent à dire que l'IA n'est qu'un outil et l'une des extensions de l'esprit humain ; historiens de l'art, commissaires d'exposition et artistes ne restent pas non plus en marge de ces réflexions. Et l'une des réponses est l'exposition « L'Homme et les réseaux de neurones : qui crée qui ? », ouverte cette semaine à la galerie Tretiakov du Krymski Val.
L'exposition invite les visiteurs eux aussi à prendre part à la discussion. Y sont présentées des œuvres nées de la création commune d'artistes contemporains, de développeurs de Yandex et de réseaux de neurones. Dans les salles de la Tretiakov sont apparus des tableaux jacquard réalisés avec l'IA, des expériences sonores, d'inattendues pratiques corporelles et de hardies interprétations de l'art classique.
Il est fort heureux que la visite de l'exposition soit gratuite, et donc qu'un sujet d'actualité, qui suscite un vif intérêt, offre une nouvelle occasion de réfléchir à la place de l'intelligence artificielle dans l'art de notre temps, cette fois avec des spécialistes à la fois du premier musée du pays et de l'un des leaders de l'industrie numérique. On peut réserver un créneau de visite sur les sites de Yandex Afisha et de la galerie Tretiakov. Pour en savoir plus, consulter le site officiel du projet.

