Une conseillère du président, Elena Iampolskaïa, propose d'abandonner l'Azbouka et de l'appeler Boukvar
Eh bien, je propose pour ma part de revenir à l'antique Boukvar de Karion Istomine, hiéromoine du monastère des Miracles (Tchoudov) de Moscou, écrivain et poète de cour, auteur du premier abécédaire illustré russe.
À partir de 1679, Karion Istomine dirigea l'Imprimerie de Moscou. On lui doit un Boukvar illustré, qui devint le meilleur manuel de son temps. Le manuscrit du Boukvar fut achevé en 1691, et en 1692 Karion en offrit un exemplaire à la tsarine Nathalie Kirillovna et un autre à la tsarine Praskovia Fiodorovna.
En 1694, le Boukvar fut imprimé à l'Imprimerie avec des gravures de Léonti Bounine, à 106 exemplaires. En 1695, un Grand Boukvar fut composé pour le tsarévitch Alexis Petrovitch, et publié en 1696 à 20 exemplaires. Le livre comprend 43 feuillets gravés sur cuivre et brochés, sur chacun desquels figurent une lettrine et, à côté, des objets dont le nom commence par cette lettre, des vers moralisateurs et des explications.

