mardi, 6 octobre 2026

La plaisanterie de sir John Harington, qu'il fit à Jacques VI

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La plaisanterie de sir John Harington, qu'il fit à Jacques VI

La plaisanterie de sir John Harington, qu'il fit à Jacques VI. Du moins est-ce ce qu'indique le livre de la remarquable Christina Larner, historienne, l'une des premières à s'être penchée sur le thème de la sorcellerie.

Le poète de cour, soit dit en passant ancêtre de notre cher Kit Harington, alias Jon Snow, a laissé ce souvenir d'une conversation avec le roi Jacques, lorsqu'ils discutaient de la puissance de Satan et des tours du diable dans l'art des sorcières. Pour ma part, la réponse de Harington à la question de l'interaction du diable avec les femmes en particulier m'a un peu mis la puce à l'oreille : il a, on ne sait trop pourquoi, produit l'opinion d'un diable de la terre ferme, lié d'une manière ou d'une autre aux femmes.

Eh bien, premièrement, il est évident que Harington se réfère aux écrits du moine byzantin du XIe siècle Michel Psellos. Deuxièmement, Psellos écrivait que les puissances diaboliques se divisent en types selon leur lieu de séjour, et que, du type des « diables de la terre ferme », il disait justement qu'ils étaient représentés plutôt par des êtres masculins que féminins.

P.-S. L'auteur fait « spirituellement » allusion aux particularités physiologiques féminines et insinue la diablerie là où tout s'est desséché.

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